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Savoir accepter le blâme et partager le mérite pour inspirer son personnel

Avoir le dos large peut parfois s’avérer payant pour un cadre

Savoir accepter le blâme et partager le mérite pour inspirer son personnel

S’attribuer le mérite, blâmer avec parcimonie — il faut savoir jongler entre les deux. À titre de gestionnaire, êtes-vous du genre à vous mettre en vedette lorsque tout va rondement mais à pointer du doigt dès que les choses tournent mal?

Pour inspirer vos employés, essayez d’endosser davantage de responsabilités et de partager le mérite plus souvent. D’emblée, cela peut paraître un peu paradoxal. Ne serait-ce pas révéler aux autres que vous êtes loin d’être parfait?

C’est en partie vrai, mais cela vous vaudra aussi le respect de votre équipe, et vos supérieurs verront que vous avez des qualités de leadership au-dessus de la moyenne.

Questionnaire : vantard ou leader?

Évaluez vos comportements en tant que gestionnaire :

Assumer la responsabilité lorsque votre équipe se plante lamentablement
a) J’assume toujours l’entière responsabilité des cafouillages parce qu’en dernier ressort, c’est ce que l’on attend d’un cadre.
b) D’ordinaire, je reconnais que c’est mon erreur, mais il n’y a pas de mal à désigner ceux qui sont aussi à blâmer.
c) Généralement, j’accepte en partie la responsabilité, mais à d’autres occasions, je me contente de désigner les coupables.
d) J’admets rarement publiquement que je suis responsable des erreurs de mon équipe.
e) Endosser la responsabilité? Autant dire tout haut que je suis incompétent!

Partager le mérite pour du travail bien fait
a) C’est avec plaisir que je souligne ce qui doit être souligné; mes employés le méritent.
b) Généralement, je me montre généreux pour ce qui est d’exprimer ma reconnaissance, mais pas toujours.
c) Oui, j’attribue une partie du mérite à mes employés, mais je n’oublie pas de mentionner mon rôle.
d) Comme gestionnaire, la plupart du mérite pour nos bons résultats me revient.
e) C’est moi qui suis responsable de nos résultats. Mon personnel est payé pour que le mérite me revienne.

Votre style : vantard ou leader?

Le vantard va s’attribuer la majeure partie du mérite pour les réalisations de son équipe. Il est convaincu que cela impressionne la haute direction. Le vantard sera également le premier à imputer aux autres la responsabilité des problèmes. Si cela fait paraître un membre de l’équipe – ou tout le monde sauf le vantard – sous un jour négatif, lui s’en sort indemne… ou du moins, le croit-il.

Le leader, en revanche, s’attribuera moins de mérite et acceptera davantage de reproches. À ses yeux, il sort grandi d’un tel événement : ça prend de l’humilité pour admettre sa responsabilité dans les erreurs de son équipe, et cela montre sa confiance en soi lorsqu’on souligne le rôle qu’elle joue dans les réussites.

Quel est le meilleur style?

Vantard ou leader, lequel s’en sort le mieux? Nous aimerions pouvoir affirmer que les « leaders » obtiennent toujours ce qu’ils méritent, mais ce n’est pas forcément vrai. Certaines organisations accordent de la valeur à l’image de « loups solitaires » des gestionnaires qui ne se trompent jamais.

D’autres employeurs adoptent une approche plus éclairée. Les gestionnaires sont évalués sur leurs talents de leaders, pas seulement sur leur réalisations personnelles ou leur niveau de vantardise. C’est dans de tels milieux que prospèrent les leaders solides qui encouragent leurs employés à exceller, sans répugner toutefois à s’occuper de ceux dont le rendement est plus faible.

Comment être un peu plus leader et un peu moins fanfaron

Il n’est pas difficile d’être un vantard. Tout ce que vous avez à faire est de rappeler constamment que vous êtes le meilleur. Lorsque des projets réussissent, envoyez des notes de service à la haute direction pour souligner votre implication personnelle. Ne parlez surtout pas des autres. Lorsque ça tourne mal, faites le contraire : blâmez ceux qui travaillent pour vous. Ne mentionnez pas qu’à titre de gestionnaire, vous auriez dû monter au front.

Il est plus difficile d’être du genre leader que de se vanter. À ce titre, vous devriez…

  • récompenser les efforts de vos employés en soulignant leurs réalisations individuelles lorsque vous informez la haute direction de vos réussites;
  • encadrer et conseiller votre personnel afin que chaque employé ait plus de chances d’atteindre les objectifs et de respecter les échéances;
  • veiller à la formation et au perfectionnement professionnel au besoin, afin que vos employés améliorent leurs compétences et leurs connaissances, ce qui leur donnera de meilleures chances de promotion (au risque que l’un d’entre eux vous fasse de l’ombre, un de ces jours);
  • vous entourer des meilleurs employés qui soient plutôt que de subordonnés faciles à dominer;
  • assumer davantage la responsabilité des impairs de votre équipe;
  • donner l’occasion à un employé qui a fait une grosse bourde de se rattraper.

Leader ET vantard

Si vous devenez davantage un leader, vous gagnerez sans doute plus de respect de la part de votre équipe. Si vous partagez le blâme avec eux, ils seront prêts à prendre des risques gérables et à conjuguer leurs efforts pour atteindre les objectifs. Pourquoi ne le feraient-ils pas s’ils savent qu’au bout du compte vous allez reconnaître leurs efforts?

Pour évoluer et devenir un authentique leader, vous allez devoir commencer par abandonner votre comportement de vantard. Fini de vous attribuer tout le mérite. Fini de blâmer votre personnel au moindre prétexte. Cela vous fait-il peur? N’ayez pas d’inquiétude. Si vous agissez convenablement, en peu de temps, ce sont vos employés qui vanteront vos mérites haut et fort.